DSA et Services de Sécurité Incendie
L'arrêté du 2 Mai 2005* relatif aux missions, à l’emploi et à la qualification du personnel permanent des services de sécurité incendie des établissements recevant du public (ERP) et des immeubles de grande hauteur (IGH), précise plusieurs points importants, qu’il nous paraît opportun de relever.
Le service de sécurité incendie est désormais appelé : Service de Sécurité Incendie et d’Assistance aux Personnes (S.S.I.A.P.).
Il existe trois niveaux d’emploi et de qualification : (Chapitre 1 – Article 2)
- Les agents des services de sécurité incendie (SSIAP 1)
- Les chefs d’équipes des services de sécurité incendie (SSIAP 2)
- Les chefs de services de sécurité incendie (SSIAP 3)
Pour les trois catégories, il est clairement indiqué qu’ils ont pour mission : « l’assistance à personnes au sein des établissements où ils exercent ».
Dans le chapitre 4 de cet arrêté, il est indiqué que TOUS LES PERSONNELS des services de sécurité incendie doivent avoir bénéficié d’une formation à l’utilisation du défibrillateur semi-automatique, avant le 1er Janvier 2010.
Selon le Décret n° 98-239 du 27 mars 1998 fixant les catégories de personnes non médecins habilités à utiliser un défibrillateur semi-automatique, seuls les infirmiers, secouristes détenteurs du CFAPSE ou du AFCPSAM, masseurs kinésithérapeutes et manipulateurs radio sont habilités à utiliser un défibrillateur externe automatisé.
Mais la loi évolue et ainsi, avant la fin de l’année 2005, un texte autorisera les sauveteurs secouristes du travail (SST) et les détenteurs de l’Attestation de Formation aux Premiers Secours (AFPS) à utiliser un défibrillateur externe automatisé.
A la lecture de ces avancées législatives, nul doute que l’accès à la défibrillation est prévu pour être au plus près des victimes, donc de la population. A n’en pas douter, les Etablissements Recevant du Public (ERP) et les Immeubles de Grande Hauteur (IGH) sont les premiers visés par ces décrets. En effet, la présence de personnel de sécurité incendie est déjà obligatoire et la formation au DSA le devient. L’assistance aux personnes fait partie de leur mission propre et secourir une personne victime d’un arrêt cardiaque s’inscrit en premier dans cette démarche. En effet, chaque minute perdue après l’effondrement d’une victime d’arrêt cardiaque, c’est 10% de chances de survie en moins. Il est donc fondamental d’avoir à disposition un défibrillateur externe automatisé pour remplir son rôle. N’oublions pas que l’arrêt cardiaque représente 60 000 décès par an en France. Il faut agir vite pour sauver des vies.
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