L'accès public à la défibrillation : la situation est elle claire?
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Le décret n°2007-705 du 4 mai 2007, émanant du Ministère de la Santé et des Solidarités, stipule que, « toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe. C’est un évènement considérable pour la sécurité de nos concitoyens. Enfin notre pays se donne les moyens de rattraper son retard par rapport à nombre d’autres pays pour lesquels « l’accès public à la défibrillation » est déjà très développé. On parle aussi de l’apprentissage dès l’école aux gestes qui sauvent et les formations semblent se mettre progressivement en place. Par ailleurs, avec notre expérience d’installations de programmes d’accès public à la défibrillation, nous avons pu noter que l’équipement d’une ville avec des défibrillateurs automatisés externes motive très souvent la population pour se former aux gestes de premier secours. Toutes ces initiatives permettront à coup sûr de voir s’améliorer significativement les taux de survie. Chez Laerdal, nous sommes fiers de participer avec vous à ces développements et de, comme l’indique notre slogan, Vous aider à sauver des vies !
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Dans ce décret, il est très clairement précisé que les défibrillateurs automatisés externes sont soit des défibrillateurs semi-automatiques, soit des défibrillateurs entièrement automatiques. Il est surprenant que nous soyons consultés pour des défibrillateurs entièrement automatisés ou encore des DSA entièrement automatiques ! Ceci est bien la confirmation qu’une grande confusion a été générée pendant plusieurs mois avec les DAE, AED, DSA, DA, DEA, etc. Aujourd’hui, où finalement tout devrait être très clair, les méprises sont encore fréquentes. Il y a sans doute quelques explications à cela : • Si l’on nous propose une machine à café entièrement automatique ou une autre semi-automatique, spontanément, on s’orientera vers une entièrement automatique, sans même savoir la différence entre les deux. C’est donc un problème de vocabulaire. Pour les défibrillateurs, nous sommes confrontés à la même démarche. Certains organismes publics nous demande des défibrillateurs entièrement automatiques parce qu’ils sont plus simples et que c’est mieux pour le grand public. Ces mêmes organismes se disent que semi automatique, cela doit être plus compliqué à mettre en œuvre et qu’il faut être formé, comme le sont nos amis pompiers. Faites une expérience que nous faisons assez régulièrement: demander à quelqu'un de "candide" d'utiliser un défibrillateur HS1 ou FRx Philips/Laerdal. L’interface de nos défibrillateurs est telle, que même sans formation, les gestes sont effectués parfaitement (1). Après cette manipulation, lorsque l’on demande si le défibrillateur utilisé est entièrement automatique ou semi automatique, la réponse est toujours la même : « et bien il est automatique ! ». C’est bien la preuve que le vocabulaire nous oriente vers une image compliquée du « semi-automatique » en comparaison du « entièrement automatique ». • D’aucun ont longtemps parlé de « vide juridique » à propos des défibrillateurs entièrement automatiques. On a aussi avancé qu’en France ce qui n’est pas interdit est autorisé. Néanmoins, un défibrillateur automatisé externe est un dispositif qui établit un diagnostic et qui délivre une thérapeutique, personne ne pourra contester qu’il s’agisse donc d’un dispositif médical. Comment a-t-on pu faire croire que tout le monde pouvait utiliser un dispositif médical dès lors que l’interdiction de l’utiliser n’était pas mentionnée, alors qu’en revanche certaines catégories de personnes étaient autorisées à utiliser un autre dispositif médical qu’est le défibrillateur semi-automatique. Pour le coup, on entend aujourd’hui que les défibrillateurs semi-automatiques sont réservés aux secouristes formés et que les entièrement automatiques, tellement plus simples (SIC !) sont utilisables par tous. Heureusement, le décret n°2007-705 clarifie la situation. « Toute personne est habilitée à utiliser l’un ou l’autre de ces dispositifs médicaux ».
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• On a beaucoup communiqué sur une expérience en Bourgogne, la première en France avec des défibrillateurs entièrement automatiques. D’autres villes, voire départements, se sont engouffrés dans la même démarche. Ceci au mépris de la loi et des qualités techniques des dispositifs. A l'époque, la seule justification du choix de défibrillateurs entièrement automatiques était qu'ils bénéficiaient d'un "vide juridique". Ce vide juridique n'existant plus, le choix doit être de nouveau basé sur des éléments objectifs tels que la qualité de l’interface défibrillateur/utilisateur, la rapidité à laquelle le choc est délivré (2), une aide à la pratique de la RCP, des autotests fiables... La survie d’une victime d’arrêt cardiaque ne dépend pas que du défibrillateur, elle dépend surtout de la qualité de la chaîne de survie: une alerte la plus précoce possible, une défibrillation la plus précoce possible, une RCP de la meilleure qualité possible avec surtout le moins de temps d’interruption possible et une arrivée rapide des secours spécialisés. Tout ceci a été oublié et aujourd’hui, toujours grâce à ce fameux décret, on va enfin pouvoir se poser la question sur le choix du matériel pour qu’il soit le plus performant possible afin d’aider à sauver davantage de vies, car c’est bien là le but ultime de ces actions. Pour améliorer la survie à long terme des arrêts cardiaques il est évident qu'il faut faire en sorte que les victimes aient repris une activité cardiaque avant l'arrivée des secours. On sait aujourd’hui que cette survie dépend d’un facteur fondamental que nous avons évoqué plus haut. La qualité de la Réanimation Cardio pulmonaire. On sait que les interruptions doivent être les plus courtes et les moins nombreuses possibles, que les compressions et ventilations doivent être optimales…et cette bonne pratique améliore significativement les chances de survie. Alors que l’on a longtemps dit : « Ne touchez pas la victime, attendez les secours », on entend plus volontiers aujourd’hui « Faites quelque chose » et un nouveau message semble vouloir atteindre le grand public : « Faites quelque chose et faites-le bien ». Le grand public apprendra à faire bien, les professionnels apprendront à faire mieux. On parle beaucoup de « qualité de RCP ». C’est aujourd’hui fondamental, sans doute au même niveau que l’importance de la défibrillation. Là encore Laerdal, pionnière et leader dans l’aide pédagogique à l’apprentissage travaille sans relâche pour vous aider à pratiquer une RCP de façon optimale, à enseigner la RCP de façon parfaite, à apprendre la RCP de la meilleure manière qui puisse être. La technologie Q-CPR, véritable révolution pour une pratique optimale de la RCP rencontre un succès qui nous prouve que vous aussi êtes concernés par la nécessaire qualité de la RCP.
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Cette rentrée de septembre verra de nombreux congrès nationaux et internationaux se focaliser sur la qualité de la RCP, Laerdal ne sera pas en reste et partagera avec vous sur les innovations technologiques et les actualités scientifiques qui nous permettront ensemble de sauver plus de vies. C’est pourquoi nous vous souhaitons d’excellentes vacances, afin de nous retrouver dès septembre, prêts à avancer plus fort et plus vite, ensembles. Gérard Ferrer (1) Voir également l'article: Quand chaque minute compte, tous les DSA ne sont pas égaux. (2) Voir article sur la technologie QuickShock™ | |

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