La jeune femme de la Seine

Au début du XXème siècle, le corps d'une jeune femme fut repêché de la Seine à Paris. En l'absence de trace de violence, on en conclut que cette personne s'était suicidée.

Son identité n'ayant pu être établie, un masque mortuaire fut réalisé selon la coutume de l'époque. Sa beauté et son sourire si particulier s'ajoutèrent au mystère de sa mort. Diverses romances inspirées de cette énigme furent alors publiées. Selon l'une d'elles, sa mort serait le résultat d'un amour impossible. Cette légende devint populaire en Europe ainsi que la reproduction du masque mortuaire.

Des générations plus tard, la "jeune femme de la Seine" fut à nouveau d'actualité lorsque Amund S. Laerdal commença à développer des mannequins pour l'enseignement des techniques de bouche à bouche. Il pensait qu'un mannequin de taille humaine et d'apparence très réaliste permettrait aux élèves d'être davantage motivés pour apprendre les techniques de réanimation. Touché par l'histoire de cette jeune femme décédée à un si jeune âge, il fit modeler un visage à partir du masque mortuaire pour son nouveau mannequin d'enseignement, Resusci Anne. 

Resusci Anne a célébré son trente-cinquième anniversaire en 1995. Inspirée par la "jeune femme de la Seine", Resusci Anne est devenue le symbole de la vie pour des millions de personnes dans le monde ayant reçu une formation aux techniques modernes de réanimation et pour ceux dont la vie a été sauvée d'une mort inutile.